« On croirait Laurel et Hardy » : pourquoi la série « Alter Ego » avec Éric Cantona et Bruno Sanches est un carton
Près de 5 millions de téléspectateurs en moyenne, replay compris. Même si les derniers épisodes ont été moins suivis (4 millions de fidèles), ces beaux scores d’audience et les retours très positifs du public permettent à « Alter Ego », la nouvelle série de TF1, de s’imposer comme l’une des bonnes surprises de la fiction française.
Portée par l’ancien footballeur Éric Cantona et Bruno Sanches, cette comédie policière familiale a su trouver sa place grâce à un cocktail assumé : un duo détonant, une ambiance marseillaise solaire et une volonté affichée de faire du bien au public.
Cocktail validé par Nicole qui fêtera ses 75 ans dans quelques jours. « C’est une série qui fait du bien et en ces temps moroses avec l’actualité si noire, on a besoin de rire ». Même si la pétillante Normande ne valide pas à 100 % le choix de la capitale phocéenne, « les trois quarts des séries se passent dans le Sud où j’ai vécu, ce n’est pas très original », elle a adoré le duo d’acteurs.
« J’ai regardé le premier épisode pour Éric Cantona que j’ai déjà trouvé formidable dans Le voyageur. J’aime son air revêche et bourru et le duo qu’il forme avec Bruno Sanches qui est tout son contraire, petit et gaffeur. Cela fonctionne tellement bien, sourit Nicole. On croirait Laurel et Hardy ou Pierre Richard et Gérard Depardieu dans La chèvre, un film tellement drôle. »
Projet écrit autour d’Éric Cantona
« L’ambition de départ était claire, confie Thomas Saignes, coproducteur : proposer une comédie policière feel good, un polar marseillais avec une tonalité légère et solaire, nourri de références allant de L’Arme fatale aux films de Francis Veber, qui n’est autre que le réalisateur de La chèvre ! »
« Il n’y a pas de recette miracle, mais le mélange d’une comédie, d’un duo savoureux, du casting avec Éric Cantona en flic taiseux et son opposé absolu, l’avocat Bruno Sanches », poursuit Anne Viau, l’autre productrice de la série.
Dès l’origine, le projet a été pensé autour de son acteur principal. « La série a été écrite complètement sur mesure pour Éric, explique-t-elle. Bruno s’est ensuite greffé au projet assez vite ». Ce qui apparaît aujourd’hui comme l’un des choix les plus payants de la fiction. La série fonctionne d’abord grâce à son tandem central. « Ce contraste entre un personnage massif, taiseux, presque à l’ancienne, et un autre beaucoup plus remuant, bavard et imprévisible, plaît. Une opposition dans la lignée du cinéma populaire français ».
Pour les deux producteurs de la série, l’une des forces d’« Alter Ego » réside justement dans son accessibilité. « L’idée, c’était de faire une série très fédératrice, dans la marque de fabrique de TF1, où on va passer un bon moment en famille », souligne Anne Viau. Une fiction pensée pour être regardée à plusieurs, sans renoncer pour autant à des intrigues policières solides. La série revendique aussi une autre forme d’équilibre : « Éviter les clichés virilistes malgré ses deux héros masculins. On ne veut pas faire une série ni masculine au sens caricatural, ni macho », insiste Thomas Saignes.
Marseille, star de la série
Autre ingrédient essentiel : Marseille qui participe pleinement à l’identité de la fiction, à son énergie, à sa chaleur, à sa couleur. « Un Marseille lumineux, populaire, vivant, qui contribue à cette tonalité positive. Ce choix était consubstantiel à Éric Cantona, qui est un enfant de la cité phocéenne », rappelle Thomas Saignes.
Sylvie, jeune retraitée de l’Éducation nationale est tombée sur « Alter Ego » par hasard. Sous le charme, elle a regardé tous les épisodes « avec un très grand plaisir ». « Je ne regarde pas trop la télé mais là j’ai eu un vrai coup de cœur. J’ai beaucoup ri, j’ai à chaque fois passé un très bon moment et surtout, cela me mettait de bonne humeur ! »
Jolis scores d’audience, excellents retours des téléspectateurs, à quand une saison 2 ? « Rien n’est encore acté, sourit Thomas Saignes. Seule TF1 décide ! ». « Nous, évidemment, on est très partants », assure Anne Viau qui révèle même que le travail sur une suite est déjà engagé. Les comédiens, eux aussi, seraient prêts à rempiler. « Éric et Bruno sont à fond. On est tous à fond ! »
Source : Le Parisien

